La première Maison familiale rurale voit le jour en 1937 à Lauzun, en France, sous l’initiative de syndicalistes paysans, de parents d’adolescents, d’une section locale du Secrétariat Central d’Initiatives Rurales (SCIR) et d’un curé de campagne. Partant du constat que l’enseignement traditionnel pousse les jeunes ruraux à abandonner trop tôt leurs études ou à quitter la campagne pour la ville, ces pionniers du mouvement des Maisons familiales rurales adoptent les trois grands principes qui définissent encore aujourd’hui les Maisons familiales rurales (MFR) :
La responsabilisation des parents dans l’éducation de leurs enfants
Le système pédagogique de l’alternance
Le développement du milieu local.
De 1937 à la guerre, le nombre de Maisons familiales continue de croître. La première MFR pour les jeunes filles apparaît en 1939 puis, en 1941 se tient le premier Conseil national des Maisons familiales qui réunit une trentaine de participants. Le mouvement se structure dès 1942 avec la création de l’Union nationale des Maisons familiales rurales qui regroupe près de cinquante MFR. Aujourd’hui, l’union nationale des Maisons familiales rurales c’est :
Quel que soit le pays, les MFR naissent des mêmes principes fondateurs que ceux qui ont prévalu en France : la responsabilité des familles dans l’éducation des jeunes, la pédagogie de l’alternance et la contribution de la MFR au développement du territoire. En Europe, en Amérique latine, en Afrique et en Asie, on compte une quarantaine de pays qui ont adopté et adapté le modèle de formation de la Maison familiale rurale, lequel permet aux jeunes de
L’adaptation québécoise
Au Québec, la première Maison familiale rurale voit le jour en 1999, dans la municipalité de Saint-Romain, dans la MRC du Granit. Un groupe de producteurs agricoles constate leur besoin commun pour une relève de main-d’œuvre qualifiée et leur désir de contribuer à redynamiser ce secteur d’activités qui semble en perte de vitesse. Après un voyage en France, M. André Campeau, un producteur laitier de la région, ramène l’idée de créer un centre de formation en agriculture sur le modèle des Maisons familiales rurales françaises. La mobilisation des agriculteurs, des parents et des organismes socio-économiques de la région permet la création d’une coopérative de solidarité. Cette dernière organise et gère une résidence pour l’hébergement des jeunes et la recherche des milieux de stage. En parallèle, la coopérative établit un partenariat avec les autorités de la commission scolaire des Hauts-Cantons pour assurer l’encadrement pédagogique des jeunes. D’une trentaine d’élèves en 1999, la MFR accueille aujourd’hui près de 90 jeunes. La mobilisation autour de ce projet porteur pour toute la municipalité a créé un vent de dynamisme sur le territoire puisque tous les acteurs ont saisi l’occasion de travailler à leur propre développement.
Un centre de promotion, pour le développement des MFR au Québec
Le succès de la MFR du Granit inspire et suscite beaucoup d’intérêts de la part d’organismes et de régions rurales. Le président de la MFR du Granit accepte de partager l’expérience et l’expertise développées à la MFR du Granit en accueillant, notamment, des groupes de visiteurs. Au printemps 2003, grâce à la collaboration du Centre local de développement du Granit et des ministères de l’Éducation et des Affaires municipales et des Régions, est fondé MFR-QUÉBEC, un Centre de promotion et de développement des MFR. L’organisme à but non lucratif vient prendre la relève du président de la MFR du Granit dans la promotion du concept et peut répondre aux besoins des promoteurs intéressés à mettre sur pied une MFR.
Le premier mandat de MFR-QUÉBEC consiste à faire connaître le concept de la Maison familiale rurale, avec pour modèle la MFR du Granit. Entre 2003 et 2007, la majorité des régions du Québec sont jointes directement ou indirectement par le biais de différents outils promotionnels, la participation à des colloques et des séances d’information.
En 2004, une deuxième Maison familiale rurale voit le jour dans la région du Lac Mégantic, territoire desservi par la commission scolaire des Hauts-Canton. Après quelques années, les opérations sont transférées à la MFR du Granit.
En 2006 la MFR de Maskinongé, située à St-Alexis-des-Monts, en Mauricie, démarre ses activités en accueillant une quinzaine de jeunes. Aujourd’hui, elle en compte plus de 40. En 2007, une première Maison familiale rurale voit le jour en Ontario dans la municipalité de Saint-Albert, dans l’Est ontarien. La même année, la MFR Gaspésie-les-Plateaux est créée. Toutefois, elle cessera ses activités deux ans plus tard. La MFR du KRTB (Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata, Les Basques) accueille ses premiers élèves en mars 2009 tandis que la MFR Ilnu Peikutenutshuap, première MFR autochtone, située dans la réserve de Mashteuiatsh au Lac-Saint-Jean, ouvre ses portes en février 2010.
Changement de culture, changement de structure
Au début de l’année 2009, les membres du conseil d’administration de MFR-Québec se mobilisent en vue de donner un nouveau souffle à leur regroupement. Au nombre des actions menées, l’établissement de relations partenariales avec le Ministère des Affaires municipales, des régions et de l’occupation du territoire (MAMROT) conduit à la signature d’une nouvelle entente entre les deux organismes en vue de réaliser un important projet de « consolidation des opérations et réorganisation des services de MFR-Québec aux MFR locales ».
Ce projet de consolidation est le résultat d’une réelle concertation entre les membres de MFR-Québec et il témoigne d’un virage important. En effet, d’un Centre de promotion et de développement des MFR, il devient un outil d’entraide, de promotion, de concertation et de développement au service de ses membres.
Le virage de MFR-Québec s’amorce officiellement en avril 2009 lors d’une rencontre mobilisant l’ensemble des coopératives. Les membres souhaitent briser leur isolement et être plus forts ensemble en partageant leur expertise. Afin d’adopter une structure organisationnelle qui témoigne du virage entrepris, les membres du conseil d’administration ont fait le choix stratégique d’entreprendre les démarches permettant de transformer MFR-Québec en Fédération de coopératives. Cette dernière a vu en juin 2010 et porte le nom de Fédération québécoise des coopératives de Maisons familiales rurales (FQCMFR).
Trois projets sont actuellement en phase de démarrage. La MFR des Laurentides et la MFR du Fjord prévoient ouvrir leurs portes en septembre 2010 tandis que la MFR au cœur du savoir, située dans la MRC de Rouville, en Montérégie, vise à lancer ses opérations pour la rentrée 2011.
Historique
Des origines françaises
La première Maison familiale rurale voit le jour en 1937 à Lauzun, en France, sous l’initiative de syndicalistes paysans, de parents d’adolescents, d’une section locale du Secrétariat Central d’Initiatives Rurales (SCIR) et d’un curé de campagne. Partant du constat que l’enseignement traditionnel pousse les jeunes ruraux à abandonner trop tôt leurs études ou à quitter la campagne pour la ville, ces pionniers du mouvement des Maisons familiales rurales adoptent les trois grands principes qui définissent encore aujourd’hui les Maisons familiales rurales (MFR) :
De 1937 à la guerre, le nombre de Maisons familiales continue de croître. La première MFR pour les jeunes filles apparaît en 1939 puis, en 1941 se tient le premier Conseil national des Maisons familiales qui réunit une trentaine de participants. Le mouvement se structure dès 1942 avec la création de l’Union nationale des Maisons familiales rurales qui regroupe près de cinquante MFR. Aujourd’hui, l’union nationale des Maisons familiales rurales c’est :
Pour plus d’information : www.mfr.asso.fr
L’adaptation dans le monde
Quel que soit le pays, les MFR naissent des mêmes principes fondateurs que ceux qui ont prévalu en France : la responsabilité des familles dans l’éducation des jeunes, la pédagogie de l’alternance et la contribution de la MFR au développement du territoire. En Europe, en Amérique latine, en Afrique et en Asie, on compte une quarantaine de pays qui ont adopté et adapté le modèle de formation de la Maison familiale rurale, lequel permet aux jeunes de
L’adaptation québécoise
Au Québec, la première Maison familiale rurale voit le jour en 1999, dans la municipalité de Saint-Romain, dans la MRC du Granit. Un groupe de producteurs agricoles constate leur besoin commun pour une relève de main-d’œuvre qualifiée et leur désir de contribuer à redynamiser ce secteur d’activités qui semble en perte de vitesse. Après un voyage en France, M. André Campeau, un producteur laitier de la région, ramène l’idée de créer un centre de formation en agriculture sur le modèle des Maisons familiales rurales françaises. La mobilisation des agriculteurs, des parents et des organismes socio-économiques de la région permet la création d’une coopérative de solidarité. Cette dernière organise et gère une résidence pour l’hébergement des jeunes et la recherche des milieux de stage. En parallèle, la coopérative établit un partenariat avec les autorités de la commission scolaire des Hauts-Cantons pour assurer l’encadrement pédagogique des jeunes. D’une trentaine d’élèves en 1999, la MFR accueille aujourd’hui près de 90 jeunes. La mobilisation autour de ce projet porteur pour toute la municipalité a créé un vent de dynamisme sur le territoire puisque tous les acteurs ont saisi l’occasion de travailler à leur propre développement.
Un centre de promotion, pour le développement des MFR au Québec
Le succès de la MFR du Granit inspire et suscite beaucoup d’intérêts de la part d’organismes et de régions rurales. Le président de la MFR du Granit accepte de partager l’expérience et l’expertise développées à la MFR du Granit en accueillant, notamment, des groupes de visiteurs. Au printemps 2003, grâce à la collaboration du Centre local de développement du Granit et des ministères de l’Éducation et des Affaires municipales et des Régions, est fondé MFR-QUÉBEC, un Centre de promotion et de développement des MFR. L’organisme à but non lucratif vient prendre la relève du président de la MFR du Granit dans la promotion du concept et peut répondre aux besoins des promoteurs intéressés à mettre sur pied une MFR.
Le premier mandat de MFR-QUÉBEC consiste à faire connaître le concept de la Maison familiale rurale, avec pour modèle la MFR du Granit. Entre 2003 et 2007, la majorité des régions du Québec sont jointes directement ou indirectement par le biais de différents outils promotionnels, la participation à des colloques et des séances d’information.
En 2004, une deuxième Maison familiale rurale voit le jour dans la région du Lac Mégantic, territoire desservi par la commission scolaire des Hauts-Canton. Après quelques années, les opérations sont transférées à la MFR du Granit.
En 2006 la MFR de Maskinongé, située à St-Alexis-des-Monts, en Mauricie, démarre ses activités en accueillant une quinzaine de jeunes. Aujourd’hui, elle en compte plus de 40. En 2007, une première Maison familiale rurale voit le jour en Ontario dans la municipalité de Saint-Albert, dans l’Est ontarien. La même année, la MFR Gaspésie-les-Plateaux est créée. Toutefois, elle cessera ses activités deux ans plus tard. La MFR du KRTB (Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata, Les Basques) accueille ses premiers élèves en mars 2009 tandis que la MFR Ilnu Peikutenutshuap, première MFR autochtone, située dans la réserve de Mashteuiatsh au Lac-Saint-Jean, ouvre ses portes en février 2010.
Changement de culture, changement de structure
Au début de l’année 2009, les membres du conseil d’administration de MFR-Québec se mobilisent en vue de donner un nouveau souffle à leur regroupement. Au nombre des actions menées, l’établissement de relations partenariales avec le Ministère des Affaires municipales, des régions et de l’occupation du territoire (MAMROT) conduit à la signature d’une nouvelle entente entre les deux organismes en vue de réaliser un important projet de « consolidation des opérations et réorganisation des services de MFR-Québec aux MFR locales ».
Ce projet de consolidation est le résultat d’une réelle concertation entre les membres de MFR-Québec et il témoigne d’un virage important. En effet, d’un Centre de promotion et de développement des MFR, il devient un outil d’entraide, de promotion, de concertation et de développement au service de ses membres.
Le virage de MFR-Québec s’amorce officiellement en avril 2009 lors d’une rencontre mobilisant l’ensemble des coopératives. Les membres souhaitent briser leur isolement et être plus forts ensemble en partageant leur expertise. Afin d’adopter une structure organisationnelle qui témoigne du virage entrepris, les membres du conseil d’administration ont fait le choix stratégique d’entreprendre les démarches permettant de transformer MFR-Québec en Fédération de coopératives. Cette dernière a vu en juin 2010 et porte le nom de Fédération québécoise des coopératives de Maisons familiales rurales (FQCMFR).
Trois projets sont actuellement en phase de démarrage. La MFR des Laurentides et la MFR du Fjord prévoient ouvrir leurs portes en septembre 2010 tandis que la MFR au cœur du savoir, située dans la MRC de Rouville, en Montérégie, vise à lancer ses opérations pour la rentrée 2011.